mardi 12 décembre 2017

Catalugna le village extraordinaire

Sébastian  était partit très tôt ce matin là direction  Catalugna.  C'était un jeune homme  agile, un peu rêveur et très rieur toujours affublé d'un chapeau melon (même les jours de grands vents) et d'une canne que son grand père lui avait offerte et dont il ne se séparait jamais, sans trop savoir pour quelle raison.


 Le trajet fut long et mouvementé puisque de nombreux passagers prenaient cette ligne pour vaquer à leurs occupations. Sébastian, qui était très observateur imaginait pour chacun d’entre eux quel devait être leurs métiers ou leurs traits de caractère principaux. Il avait ce sens inné depuis son plus jeune âge.

Il se rendait ce jour à Catalugna pour travailler en compagnie du docteur Saphir, un éminent psychiatre qui avait la réputation d’être un tant soit peu paranoïaque, il cherchait un successeur et tout naturellement Sébastian avait posé sa candidature qui fut retenue.

Durant le périple, l’attention de Sébastian fut attirée par un homme assis à ses cotés qui lisait la presse quotidienne et, dont l’un des articles concernait  le village de Catalugna.

-« Encore cet odieux dictateur déguisé en Roi fainéant qui fait des siennes à Catalugna !!  Nom de Zeus ! Je n’aimerais point résider là bas moi ! Ils doivent être tous fous dans ce village avec un tel olibrius comme maire «  lança l’inconnu en direction de Sébastian.
Celui-ci lui répondit que, justement il se rendait là bas pour y travailler et qu’il comptait bien s’y installer pour quelques temps.

«  Je vous souhaite alors bien du courage mon garçon ! À votre place je me méfierais car Zorion le Roi est prêt à toutes les atrocités pour garder son règne ! À tout ! Vous m’entendez !

Ces paroles là eurent un effet particulier sur Sébastian, il serra sa canne  contre lui et sentit cette dernière vibrer et lui procurer un sentiment de confiance et de force incroyable.

« Vos billets s’il vous plaît » fit le contrôleur en entrant dans le compartiment. Chacun des passagers présenta son sésame puis tous se mirent à regarder par la fenêtre au moment, ou, enfin le train arriva en gare de Catalugna. Il était 14 h 43.

L’homme ouvra des yeux des hublots de 747, et fit mine de se recroqueviller en haletant. Sébastian fut pris de panique et demanda à l’homme s’il allait bien.

- « Oui, oui çà va passer, c’est ...c’est à dire que ...vous ne devriez pas vous rendre là bas, c’est trop étrange ce qui s’y déroule, je ne peux pas vous en dire davantage  « répondit le quidam.

mardi 21 novembre 2017

The Who "Who Are You ?" en 1978 et Sarah jubile !


Comme vous avez pu le constater, Sarah (avec ses faux airs de Romy Schneider ) savait à présent mieux que quiconque ce qu'elle voulait réaliser durant la suite de son existence. Ce qu'elle souhaitait et surtout, ce qu'elle ne supporterait plus du tout comme le fait de faire un métier qui ne lui convient pas .

Elle poursuivit donc son ascension sociale au sein de la maison de disques Polydor et , il faut avouer qu'elle en vit passer des vedettes . Certaines aux abords faciles dont il était aisé de s'occuper du planning et de la future carrière et d'autres plus hautaines qu'elle redoutait de croiser dans les couloirs de la prestigieuse maison de distribution musicale .


Comme nous l'avons dit , les goûts musicaux de Sarah étaient éclectiques , elle pouvait craquer sur de la  variété réputée facile selon les préjugés et sur des groupes de Rock plus pointus et , c'est justement ce qui fut le cas au début de l'année 1978 .

Quel ne fut pas son bonheur lorsque son directeur la convoqua pour lui proposer de travailler avec le groupe Anglais The Who !!

Ce collectif qui depuis 1965 collectionnait les tubes et les concerts magiques la fascinait , elle avait même , de son propre aveu, un petit béguin pour le batteur Keith Moon et ses facéties assez déroutantes.

Elle les avait vus sur scène en 1971 , l'année ou The Who publiaient leur superbe disque "Who's next"et , il n'était pas rare d'entendre Sarah fredonner "My generation", "Pinball Wizard " ou encore" Baba O'Riley" 




En 1978 , le quatuor connaissait une légère perte de vitesse et Alain Ventaire , le PDG de Polydor prit donc rendez-vous avec Sarah afin de lui annoncer la rude tache et , il faut l'avouer...la bonne nouvelle !!


C'est par un  jour frais de février que la rencontre eu lieu dans le joli bureau feutré que Sarah occupait depuis quelques mois au septième étage de l'immeuble de la boite de production de vinyle .


Pete Towhshend, précédé de Roger Daltrey, John Entwistle et de Keith Moon s'installèrent  face à Sarah avec l'envie certaine de signer le renouveau de leur carrière .

-Je vais m’occuper de tout ce qui peut paraître rébarbatif pour vous afin que vous puissiez créer  un album avec , si possible quelques 45 tours à succès dans les meilleurs conditions , leur dit elle avec une jubilation exquise qui fit rosir ses oreilles et ses joues .

Nos quatre compères furent d'accord et Roger Daltrey (le chanteur du groupe ) lui demanda une faveur qui pour lui et le collectif avait une grande importance :

-Nous voulons pouvoir réaliser ce huitième album studio dans la plus grande tranquillité et nous n'avons pas envie d'avoir un délai pour la livraison, du moins pas une date trop proche , vous voyez?

-Parfaitement, Roger , répondit  Sarah , je vous propose une date pour l'été, disons pour le 18 août 1978 .

Un peu Surpris, Roger Daltrey accepta tandis que Pete Towhshead , le guitariste et compositeur de The Who proposa un délais d'un mois supplémentaire ou cas ou l'inspiration ne viendrait pas illico .

En fin de matinée, le contrat fut signé et Les Who rentrèrent en studio pour graver leur huitième 33 tours.




Sarah n’était pas peu fier en rentrant chez elle, elle venait de travailler en étroite collaboration avec un des groupes phares de sa jeunesse et , cette dernière se poursuivait avec joie puisque elle participait à leurs prochaines créations .

Henri n'en croyait pas ses yeux et pourtant , c'était bien vrai, Sarah mettait tout en oeuvre pour accomplir ses passions car l'existence était faite pour çà .


Quelques mois passèrent , Sarah et Henri partirent en vacances et le mois d’août débuta avec une belle nouvelle pour Sarah .


Le 9 août 1978 , elle trouva sur son bureau la maquette achevée avec la pochette réalisée du nouvel album des Who qu'elle avait pris sous son aile . Il était fini et prêt à la distribution à la date convenue , à savoir le 18 août 1978 :

 Elle ouvrit la pochette et posa le disque sur la platine, puis, elle prit une cigarette et s'asseya dans son fauteuil  pour écouter  :



La livraison se nommait "Who are you ? " et ce huitième album du groupe The Who, bien qu'il ne fut pas aussi réussi que les classiques de 1971 "Who's next" et "Quadrophenia" de 1973 fut un grand succès et une belle empreinte musicale de la fin des années 70 et , Sarah était fier d'y avoir de près contribué. 

vendredi 20 octobre 2017

Sarah , à l'ombre des projecteurs entre plastique et disco.

 Sarah Fraîchi savait fort bien ce qu'elle voulait faire à présent pour occuper et embellir au mieux son existence.


 Ah !! Il ne lui fallait surtout pas vivre une vie au rabais ou se courber (même pour tout l'or et l’origine du monde) comme le faisait pourtant avec un désarment sourire , son compagnon de joies quotidiennes et d'ivresses charnelles nocturnes, le bien nommé Henry Poste .

Non, Sarah voulait à présent devenir agent artistique depuis qu'elle avait vu une prestation télévisée de la chanteuse Sheila dans une émission de Guy Lux .

En rentrant de sa tournée , Henry apprit la grande nouvelle et , en bon admirateur des artistes qui font de nos vies des moments agréables , il se réjouit sans hésiter une seconde :

-C'est merveilleux  ma chérie ! Tu vas enfin te réaliser et accomplir ton rêve !!! 

Oui, c'était une belle réalisation et , quelques jours plus tard , Sarah poussa la porte d'une importance maison de  disques et d'édition afin de leur proposer ses services .


Le directeur réceptionna Sarah avec le respect que certains hommes ont d'emblée devant certaines femmes qui ont le pouvoir de savoir ce qu'elles veulent et qui savent , mieux que personne, répondre par la négative avec un sourire qui en dit long  .

 Vêtue d'un chemisier aux motifs jaune, marrons et bleus (très à la mode en octobre  1977) , elle expliqua sa passion pour la chanson et pour les artistes en règle générale .

Expliquant avoir des goûts fort éclectiques allant de Elvis Presley à Sheila en passant par les Who et Pierre Perret .

-Oh ! Intéressant
! Fort attractif comme profil madame , lui dit le directeur de la maison d'édition phonographique .
J'ai dans nos murs , un jeune chanteur un peu zazou et vaguement punk, le genre à avoir un pied dans la variété et un autre dans le rock gentiment punk , il devrait vous plaire et , si c'est le cas , vous pourriez vous occuper de sa carrière .

-Avec plaisir, comment se nomme t-il ce jeune prodige ?

- Un nom absurde tout autant qu'amusant ...Plastic Bertrand !

-Oh !! je veux bien travailler pour lui, dites donc avec un nom comme le sien , s'il ne fond pas, il devrait largement planer au sommet des Hit-Parades .

                                     A SUIVRE ...........................................................................

vendredi 15 septembre 2017

Sarah Fraîchi de retour de Capri



-Ah !! Capri , c'était tout à fait splendide !! Vraiment  !!  Se sentir enfin en vacances dans cette ville au parfum de farniente avec l'odeur maritime et tout le tra la là !! j'ai adoré !! Et toi , Sarah  ?  Demanda Henri les yeux encore tout émerveillés par ce court séjour.

-oh ! que oui !! tu sais combien j'adore notre vie à Cinécio mais là, j'avoue que ce fut un jolie pause et puis, on était moins stressé , pas vrai ?

Il faut avouer que Sarah Fraîchit était d'une nature agréable et ne supportait pas les êtres qui se croyaient obligés d’accélérer  le processus naturel d'une journée  sans prendre suffisamment du temps pour soi .

C'est ainsi qu'au cœur de cette ville Italienne fort sympathique Sarah et Henri envisageaient l'existence . Malgré tout, Henri avait certaines obligations qui l’empêchait d’être souvent auprès de Sarah qui, depuis son burn-out d'il y  a quelques années se reconstruisait un avenir en prenant le temps de ne rien brusquer au programme.





Chaque jour apportait son lot de réjouissances pour Henri  avec ses tournées dans toute la ville afin de distribuer le journal quotidien pour lequel il travaillait depuis 14 ans déjà .


  Sarah ne se voyait pas trop en journaliste ni même en professionnelle de la distribution de la presse .

C'est en parcourant une gazette (justement !) qu'elle trouva soudain quelle reconversion professionnelle lui plairait .

Étant donné que Sarah Fraîchit adorait les chanteuses et les chanteurs qu'elle entendait à la radio et qu'elle pouvait voir à la télévision dans les émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier ou  de Guy Lux qu'elle trouvait fort drôle et de Danielle Gilbert  qu'elle admirait pour son sens de l'improvisation , lui vint l'envie de devenir ...agent artistique !!

Profitant de la clarté bénéfique de leur appartement , elle ouvrit son poste de télévision , se fit une tasse de café et se posta debout devant l'écran prête à s'occuper de son prochain poulain .

Puisque Elvis Presley venait de mourir d'une overdose de beurre de cacahuète , il lui fallait chercher du coté des artistes bien vivants et bien en vogue .

C'est au hasard de la programmation d'une émission de Michel Drucker  intitulé "Les rendez-vous du dimanche" qu'elle vit Sheila avec un short à paillettes et des danseurs autour d'elle afin de chanter en anglais en tube disco intitulé "Love Me Baby" et là ...Déclic !!






Sarah se mit elle aussi à danser , à rire et se détendre enfin pour de bon . Ça y est !! Elle savait ce qu'elle voulait faire à nouveau dans la vie !!

Eddie Barclay n'avait qu'à bien se tenir !! 

mercredi 23 août 2017

La Passante du Sans-Souci mais pas sans Coup de tête

Sarah venait à peine de finir son succulent petit déjeuner préparé par Henri (encore en vadrouille) qu'elle entendit du bruit sur le balcon.

Il faut dire que la petite ville Italienne de Cinécio en ce chaud mois d’août 1977  était toujours aussi foisonnante .



Une vraie citée Italienne avec , en plus du linge qui pendait aux fenêtres et de la police locale qui , de temps à autre ,passait armée jusqu'aux dents d'un sourire aimable  en totale opposition avec celle de nos voisins Français , il y avait de quoi vivre paisiblement tant tout autour des citadins , la nature incitait au bonheur de vivre.


 Il y avait chaque jour de quoi alimenter les gazettes et les conversations de mégères plus ou moins domestiquées.


Au troisième étage de la résidence , on entendait résonner une chanson fameuse d'Elvis Presley . Sarah et Henri étaient particulièrement admiratifs du King Elvis Presley et , Sarah tout en allumant une cigarette tendit l'oreille et reconnut la voix d'Elvis interprétant "Jailhouse Rock"



L'on venait tout juste d'annoncer son décès en ce 16 août 1977 , le visage de Sarah s’assombrit et le goût de son café lui paru soudain bien amère .


Quelques minutes plus tard, Henri rentra à l'appartement avec un grand sourire et quelques croissants
-"Ta dam !! Et tout çà c'est pour toi ma chérie !!"

Sarah lui sourit et sauta dans ses bras .

-C'est si touchant !! J'adore les croissants et ton petit déjeuner est délicieux ! Tu viens le partager avec moi ?"

Henri qui venait de finir sa tournée des grand ducs ne se fit pas prier .

-Tu as entendu à la radio ? Elvis Presley est mort , bigre çà fiche un coup !! Comme çà , sur un coup de tête ! "  lui dit Henri.

Sur ces paroles , Il lui fit promettre de profiter au maximum de l'existence car tout pouvait s'arrêter du jour au lendemain et que, dans ce cas, il serait bien trop con de ne pas vivre et de laisser libre cours à ses passions !

-Un petit week end à Capri, çà te dit ?

Sarah lui répondit par un immense sourire et reprit un verre d'eau  , parce que ..çà rafraîchit !!
     

                                                                    A SUIVRE ......

lundi 24 juillet 2017

Breakfast in Italie

 Il est  10 heures passé lorsque la sonnerie du réveil retentit . Le soleil pointe déjà ses lumineux rayons à travers le store que Sarah ouvre lentement .

Ce matin, elle n'a pas tellement envie de se lever car, d'une part , elle ne sait pas encore de quoi va être faite sa journée et , de l'autre ,  Henri , son compagnon est déjà en vadrouille afin de distribuer le journal du jour.


 Il faut dire qu'il se lève tôt pour informer la petite ville de Cinecio des nouvelles toutes fraîches que le quotidien révèle.



Sarah trouve ce travail assez peu attractif mais elle regrette surtout qu'il n'y ait que des mauvaises nouvelles la plupart du temps.


-Ah !! si l'on pouvait toujours annoncer les trains qui arrivent à l'heure sans sourciller ! soupira t-elle à haute voix .

C'est  avec cette réflexion qu'elle décida de se lever , de savourer le jour et la clarté de ce dernier qui lui inspira soudain une profonde satisfaction intérieure .

-Qu'importe ce que je ferai ou pas ce jour..je le ferai avec joie !!



En s'avançant un peu , elle découvrit qu'en Henri avait préparé le petit déjeuner sur le balcon de leur sympathique appartement . Elle  fut aussi contente que surprise .

Il n'était pas encore rentré de sa tournée  mais elle soupçonnait qu'il allait lui réserver une belle surprise . Aussi , en l'attendant , elle s'installa et savoura cet instant en solitaire . ..

mercredi 21 juin 2017

Dites 33 : Jean-Jacques Goldman "Non Homologué"(1985)

 Nouveau volet de notre rubrique "Dites 33" consacrée comme son titre l'indique aux disques 33 tours.



L'album de Jean-Jacques Goldman intitulé "Non Homologué" parait le 13 septembre 1985 , il s'agit de son quatrième 33 tours .

Révélé en septembre 1981 avec son tout premier  tube "Il suffira d'un signe", Jean-Jacques Goldman demeure en 1985 un Auteur Compositeur Interprète reconnu grâce à de nombreux succès mais c'est bien "Non Homologué " qui va faire de lui un chanteur incontournable pour toute une génération (au même titre que Daniel Balavoine , Renaud ou  Michel Berger ) durant les années 80.

Un opus en tout point réussi qui contient 10 chansons de fort bonne facture.

Produit par Jean-Jacques Goldman et Marc Lumbroso . Les sujets des chansons sont variés et l'orchestration est très pop mais, hélas, souvent un peu trop synthétique (nous sommes dans les années 80  ne l'oublions pas , le synthétiseur était devenu le roi et souvent cela gâchait les orchestrations).

Le disque débute par le très tonifiant et assez engagé "Compte pas sur moi" qui, hélas , demeure une chanson d'album (donc totalement méconnue du grand public) mais qui a , je pense, toute son utilité pour ouvrir les hostilités.

Suivent des titres plus personnels comme "Parler d'ma vie" ou plus fantaisistes comme "Délires Schizo Maniaco Psychotiques" ou encore le très surprenant "Bienvenue sur mon boulevard .

Mais ce disque n'aurait pas eu un destin aussi magique s'il ne possédait pas les trois tubes qui ont fait sa renommée : "Je marche seul", "Je te donne" (en duo avec Michael Jones , 45 tours qui se classera huit semaines au sommet du TOP 50 ) et le très poignant "Pas toi" .

Dès 1986 , "Non Homologué" se hissera en tête des ventes d'albums et s’écoulera à plus de 500 000 exemplaires avant de franchir la barre du million d'unités vendus en 1987 .


Afin de promouvoir ce nouvel album , Jean-Jacques part en tournée dans toute la France et commence par un passage triomphal au Zénith de Paris du 3 au 20 décembre 1985 , les spectacles se joueront à guichet fermé sans aucune publicité .

Le chanteur sera néanmoins bien présent dans les médias bien qu'une certaine méfiance vis à vis de la presse se fait sentir (surtout depuis l'article assassin de Patrice Delbourg dans L’événement du Jeudi ).

Pour clore cette période faste , Jean-Jacques Goldman sera élu chanteur de l'année aux Victoires de la musique en novembre 1986




Revenons sur l'un des gros succès de cet album , la chanson "Je marche seul" qui sera le premier  45 tours extrait issu de cet album et qui sortira au mois de mai 1985 (soit 4 mois avant le quatrième 33 tours ) . Un titre enjoué et parfaitement radiophonique qui fera un carton et se vendra à plus de 720 000 exemplaires . Une chanson relatant le plaisir jouissif de profiter de la solitude pour marcher et oublier ainsi ses tracas . Je vous propose de retrouver le clip de ce tube imparable (il a le chic pour çà !) signé Jean-Jacques Goldman :

lundi 5 juin 2017

Juke Box Remember "La Rockeuse de diamants" Catherine Lara (1983)

 Nouveau volet de notre rubrique Juke Box Remember consacrée aux 45 tours . A l'heure ou l'objet vinyle revient peu à peu au goût du jour .




Revenons ensemble sur l'un des grands succès de la carrière de Catherine Lara.


 Une carrière qui débuta dans les années 70 pour cette auteur compositeur interprète qui étudia le violon dès sa cinquième année (ce n'est pas rien !!) et qui obtient même le second prix du conservatoire de Paris en 1965 .




Après avoir été découverte en 1972 suite à la parution de son premier album  intitulé "Ad Libitum" et composée plusieurs musiques de films , ce n'est qu'en 1979 avec le 33 tours "Coup d'feel" que sa musique devient beaucoup plus rock et son style fort atypique .

 Une véritable personnalité qui s'affiche alors dans les médias comme une femme et une artiste ayant du répondant et faisant fi des conventions.
En 1981 , elle obtient enfin un premier  disque d'or (100 000 exemplaires ) grâce au 33 tours "Johan" , la chanson éponyme parait simultanément en format 45 tours et devient son premier  tube.

Ce qui lui permettra très vite de développer avec davantage de moyens la carrière et les projets que Catherine Lara souhaite ardemment mener à bien .


C'est en 1983 que sa notoriété explose grâce à la chanson  "La rockeuse de diamants" qui devient très vite un très gros tube et se classe aussitôt dans les premières places du Hit Parade.

 Si le 45 tours (objet de cette chronique ) se vendra fort bien ,l'album éponyme ne sera pas en reste puisque courant 1984 il s'écoulera à plus de 370 000 exemplaires .

Le titre "La rockeuse de diamants" séduit de par son humour (quelle titre !!) et son énergie . Catherine Lara prouve que le violon peut tout à fait s'accorder avec une orchestration de variétés aux allures rock and roll (n'en déplaise aux puristes !!).

Le texte de la chanson n'est pas piqué des vers non plus avec des allusions et des jeux de mots qui feront beaucoup dans l'inconscient collectif lorsque l'on évoque la chanteuse Catherine Lara.

Son exposition médiatique sera très prononcée en cette fin d'année 1983 et je vous propose de la retrouver en 1984 dans l'émission culte "L'académie des 9" animée par Jean Pierre Foucault ou Catherine interprète avec fougue ce titre phare qui est la vedette du Juke Box Remember ce ce mois de juin : 


mardi 25 avril 2017

Dites 33 : Jean Ferrat "Ferrat 80" (1980)

 Paru en novembre 1980, cet album de Jean Ferrat fait l'effet d'une bombe dans le paysage musical Français et auprès du grand public et ce, dès sa sortie .
Cet opus fait suite au 33 tours "Les instants volés " de 1979 et surtout à l'excellent album "La femme est l'avenir de l'homme" qui , tout comme la chanson éponyme fut un énorme succès et marqua le grand retour sur le devant de la scène médiatique de l'auteur de "La montagne" qui s'était quelque peu retiré des projecteurs au début des années 70 .



Le 33 tours "Ferrat 80" est un brûlot tout en urgence , un disque qui annonce un monde nouveau à naître (d'où cette pochette ou Jean Ferrat tourne le dos à un incendie qui semble symboliser le monde du passé ).



Le disque s'ouvre sur "Le Bilan" qui deviendra d'emblée l'un des titres phares de cet album . Tout au long de cette chanson , Jean Ferrat qui n'a jamais caché ses convictions communistes (il se déclare compagnon de route du parti et non encarté ) s'en prend violemment aux apparatchiks du parti qu'il accuse d'avoir trahi leurs idéaux et d'avoir commis les horreurs que l'on sait .



Tout est dit avec , comme toujours chez Ferrat, beaucoup de poésie et le sens de la mélodie qui fait mouche et un arrangement des plus réussis (signé comme sur la totalité du disque par le fidèle Alain Goraguer).
Ferrat dénonce sans ménagement les mensonges insolents , les purges récurrentes et par dessus tout la désinformation venant de Moscou qui a peu à peu brouillé l'idéal communiste.


Habile, le chanteur ne tourne pourtant pas le dos à ses idées mais s'en prend à ses dirigeants et notamment à Georges Marchais (alors secrétaire du PCF ) qui avait parlé de bilan positif à propos du parti communiste au travers de son histoire ce qui avait provoqué la colère de Jean Ferrat qui lui répondit en chanson .
Le titre fut beaucoup diffusé sur les ondes et provoqua un scandale , on accusa Jean Ferrat d'avoir retourné sa veste ce qui n'était nullement le cas et il dut s'expliquer à moult reprises dans les médias.



Mais ,résumer ce disque à cette chanson polémique serait bien réducteur , d'autant que "Ferrat 80" recèle de très bonnes chansons tel "L'amour est cerise" une chanson légère , coquine et entraînante qui fera l'objet d'un 45 tours afin de lancer la promotion de l'album quelques semaines avant sa parution .Ce titre sera d’ailleurs un gros succès durant l'automne et l'hiver 1980.


Autre temps fort de l'album "Ferrat 80" , une belle balade dédiée au chien de Jean Ferrat intitulé" Oural ouralou" . Une superbe chanson sur la disparition d'un animal qui se révèle aussi attachant qu'un être humain, une ode au règne animal sans mièvrerie ni pathos dégoulinant : Un bijou !


Dans le même registre (la disparition d'un être cher) la très douce et tendre "Tu verras tu seras bien" avec une mélodie imparable .


Signalons un coup de gueule avec" Quand on n'interdira plus mes chansons" ou Jean Ferrat rappelle ces moments de sa carrière ou ses chansons furent censurées sur les ondes.
Un très bon disque à posséder dans sa collection si vous êtes amateurs de bonne variété française. Un must !
Je vous propose de retrouver l'un des grands succès que contient ce précieux 33 tours : La chanson "L'amour est cerise" paru en Face B du 45 tours promotionnel "Tu verras tu seras bien ".L'extrait est issu de l'émission "Les rendez-vous du dimanche " présentée par Michel Drucker . Histoire de bien commencer cette nouvelle rubrique du Magicien OX : Dites 33 consacrée aux 33 tours de légende .



lundi 13 mars 2017

La revanche de Lucas et le déclin de Célestin + le clip de "Peur de l'autre"

 Les années passèrent dans le village de Pitypity , la dictature imposée par Célestin avait finit par triompher car les habitants dans leur immense majorité étaient prêt à vivre courbés pour gagner trois sous plutôt que de vivre dans le dénuement et l'indignité totale .


Comment avait t on pu en arriver là ? les espoirs de lendemains qui chantent prônés par une poignée d'opposants dont Lucas faisait parti depuis 6 ans maintenant n'avaient rien donné .




Un soir, alors qu'il se trouvait au coté de ses camarades insurgés ,Lucas fit le bilan des actions qu'ils avaient entrepris ensemble , du sang avait été versé mais au fond rien ne pouvait faire tomber le petit chef Célestin qui s'accrochait au pouvoir comme un lierre à un chêne en utilisant ses appuis politiques et financiers les plus influents ...il était toujours là , omniprésent depuis 6 ans .


"je me vengerai de cette brute épaisse ,qui malgré ses airs enjôleurs est une crapule démagogue de la pire espèce" se disait tout bas Lucas tandis que ses camarades planchaient sur un nouveau plan d'action destiné à le destituer de ses sinistres fonctions .




Célestin avait vieillit , ses traits étaient tirés et une barbe touffue lui mangeait le visage , il était à présent bedonnant et ne pouvait plus s'adonner à sa discipline préférée : le footing en sarouhel dans les rues du village escorté par la presse régionale et ses gardes du corps ..fini ce temps là , le bouffon était un homme âgé et avait presque finit par gagner la respectabilité du village .


Pourtant les deux premières années de son mandat furent terribles , la loi sur le travail forcé des enfants et des vieillards encore valides fut promulguée , quelques voix s'élevèrent mais pas assez pour une révolte générale et pour cause ...Célestin avait endormi son peuple ! A coups de promesses électorales médiatiques , les plus récalcitrants s'étaient laissés convaincre et ...fait plus inadmissible pour Lucas des opposants de la première heure avaient rejoints les rangs du gang de Célestin ...leur soif de pouvoir étant plus forte que tout . Les Pitypityens s'étaient laissés prendre au piège , certains s'en rendaient compte mais il était trop tard ...Dans l'hôpital vétuste de la ville , on pouvait voir quelques vieillards mourir à petits feu d'avoir travaillé pour le compte et la botte de Célestin , des enfants illettrés devenus de jeunes délinquants ignards et avides de réussites ostentatoires avaient grandit ainsi grâce au maire de la ville qui s'était cyniquement amusé à les priver d'une scolarité normale pour en faire très tôt des travailleurs acharnés au service de sa majesté Célestin .


Pendant ces six longues années Baptiste avait vu partir deux de ses fils Pierre et Victor à la guerre que Célestin et son gang avaient déclenché avec le Rani , un pays qui selon les affirmations incessantes de sa majesté de bouffon Célestin représentait une menace pour Pitypity et le pays entier ...ce n'était bien évidemment qu'une vaste fumisterie visant à protéger un état artificiel abritant des amis hauts placés du bouffon de ces lieux , mais notre infâme petit homme avait si bien vendu ce "conflit de premier choix" que personne ne s'y opposa ...pas même Baptiste . Un matin , Lucas trouva son père sans vie dans la salle à manger , il reposait couché sur le sol un revolver dans la main droite et une lettre à ses cotés ...Lucas se précipita en hurlant vers lui pour le secourir mais il était trop tard il venait de se suicider d'une balle dans la tête et il avait pris soin de ne pas se rater ..perfectionniste jusqu'au bout ce Baptiste !

Lucas appela ses voisins qui débarquèrent dans la seconde . Quelques jours plus tard lors de l'enterrement de son père , Lucas apprit en lisant la lettre qu'avait reçu son père avant de mourir qu'il venait de perdre ses deux jeunes frères à la guerre ..c'est ce tragique événement qui avait déclenché le suicide de Baptiste comprit alors Lucas .
Quelques jours après , Lucas malgré ses dix huit printemps avait pris un méchant coup de vieux , il était seul à présent il ne lui restait qu'une chose : se venger ! le hasard faisant souvent bien les choses , il fut un peu plus tard engagé comme chauffeur lors d'un déplacement de Célestin , il avait pris soin de prendre avec lui le revolver avec lequel son père s'était tué ..ce qui ne perturba personne tant la manoeuvre était discrète . le soir même alors que Célestin quitta ses collaborateurs pour rentrer à son hôtel il monta en toute confiance et sans garde du corps dans la voiture mise à sa disposition pour le séjour conduite par Lucas , le trajet fut assez court :
"merci jeune homme laissez moi ici c'est à cet endroit que se trouve mon hôtel " Lucas se proposa poliment de le raccompagner jusqu'à sa chambre par sécurité ce qui plut beaucoup à Célestin qui craignait toujours de se retrouver sans protection , arrivé à la chambre alors que Célestin commençait à entrer dans la pièce , Lucas le poussa violemment contre le lit qui se trouvait à proximité
"tu vas devoir payer pour tout le mal que tu as fait petite ordure !!" lui dit Lucas en pointant vers lui son revolver .Célestin tremblait , dégoulinait de sueur comme un porcelet , il tenta de bredouiller quelque chose ...Alors très sur de lui Lucas lui dit comme dans les films:
-c'est à moi qu'tu parles ? réponds crapule ! c'est à moi qu'tu parles ?" puis il tira sur lui deux balles dans le crane . Il referma aussitôt la porte et disparut dans la pénombre pour rejoindre son véhicule comme si de rien n'était...ce geste qu'il venait de faire ne lui rendrait pas ses frères et son père ...mais pour une fois justice était faite !  FIN
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CLIP DE LA CHANSON PEUR DE L'AUTRE

Le bonus de ce printemps 2017 qui arrive tout doucement , c'est le clip du quatrième (et ultime) extrait du CD "Heureux Pêcheur" (toujours disponible par mail pour 12 euros ) .

Vous avez découvert le single "Peur de l'autre" il y a un mois . Sauf , les possesseurs de "Heureux Pêcheur" qui l'écoutaient déjà depuis octobre 2015 .Cette chanson sur l'actualité brûlante en forme de clin d’œil ironique vous a séduit . Voici donc la vidéo :

mardi 7 février 2017

"Peur de l'Autre" quatrième single issue du CD "Heureux Pêcheur"

 Grande nouvelle  en ce mardi 7 février 2017 : LE MAGICIEN OX  fête ses 10 ans !!



Et oui, cela fait 10 ans que ce blog "On the Rocks" existe , 10 ans d'histoires loufoques, de chroniques sur le cinéma et la musique et ..10 ans que je vous fais découvrir mes chansons .



Il s'en est passé de belles aventures depuis le 7 février 2007 ou le MAGICIEN OX ouvrait ses portes .


Vous avez découvert les chansons "Sous le cerisier ",  "Insoumis " et "Ma muse m'amuse" . Puis en octobre 2005 , ce fut grâce au single "C'était avant" le lancement de l'album "Pauvres Terriens" .





RETOUR en 2015 , avec la parution du disque suivant : "Heureux Pêcheur" le 19 octobre pour être précis .



Un album qui vous a séduit si j'en crois vos nombreux retours . Ainsi , après une jolie série de spectacle afin de faire connaître les 11 nouvelles chansons de cet opus qui fut porté par les 3 singles "Rendez-moi mes cheveux" ,"Manifester" puis à l'automne dernier ,le titre "La Circulacon".



J'ai décidé d' extraire une quatrième (et ultime !!) chanson sous forme de single (envoyé aux radios locales ) et diffusé gracieusement afin de donner un quatrième coup de projecteur à "Heureux Pêcheur" , album qui fut réalisé entre janvier et juillet 2015 .



Quel titre choisir ? Le choix s'est porté sur "Peur de l'autre" qui a visiblement séduit les actuels possesseurs du CD "Heureux Pêcheur" ainsi que les spectateurs des salles ou je me suis déjà produit (et ce n'est pas terminé d'ailleurs) pour la promotion de cet album .


j'aime assez vous dérouter et , j'avoue que ce fut le cas avec le premier extrait "Rendez-moi mes cheveux" qui assura le lancement de ce disque (pochette photo deux lignes plus haut) . Nombreux ont cru à une chanson potache et furent bien étonnés en écoutant le second puis le troisième couplet ...voila qui est plaisant !


"Manifester"  fut également déroutante pour beaucoup qui ont vu dans cette chanson , un hymne à la revendication alors que ..(réécoutez là !! ).

Puis j'ai eu envie de mettre en évidence une chanson qui a fortement plu dès octobre 2015 : " La Circulacon" là , point de surprises, il s’agissait bien d'une chanson humoristique , un rien bravache .

Donc , voici "Peur de l'autre"  qui résonne particulièrement en cette période électorale  mais qui (à coup sur !) va en dérouter plus d'une et plus d'un :








Si vous souhaitez posséder cet album, rien de plus simple :


Vous m'envoyez un mail à l'adresse suivante : bobsinclar69@hotmail.fr

 Et je vous adresserais en pièce Jointe un bon de commande qu'il vous suffira de me retourner par courrier postal avec le chèque de règlement de cet album, soit 12 euros.




mercredi 18 janvier 2017

Les utopies d'un môme en terre hostile



Les jours qui suivirent furent très éprouvants pour Baptiste et ses enfants , tout d'abord parce que l'argent manquait cruellement et puis surtout , ils n'avaient plus de nouvelles de leur mère Méléna qui était partie il y a de nombreuses années car elle ne se sentait plus de vivre de la sorte en ne sachant pas de quoi demain serait fait .



C'est ainsi que Baptiste se retrouva avec la garde des enfants ce qui n'était pas courant dans le village de Pitypity.


Au café du coin , les discussions à ce sujet allaient bon train , chacun s'interrogeait sur la manière qu'avait Baptiste d'élever ses enfants :

-Vous vous rendez compte ,il ne leur enseigne pas le respect du patriarche ...c'est d'un laisser-aller ma bonne dame !"

C'est dans ces conditions pour le moins difficiles qu'avait grandit le jeune Lucas , du haut de ses 12 ans .


Ce garçon n'était pas du genre à se laisser marcher sur les arpions sans mot dire et d'autant plus depuis que Célestin était devenu maire de Pitypity ...

Avoir vu son père déchirer ses toiles devant lui , l'avoir vu renoncer à son art sous la pression de Célestin lui donnait chaque jour un peu plus l'envie d'agir ..mais la grande question qui s'imposait à lui était de savoir comment .


Lucas passait le plus clair de son temps à lire des récits de jeunes guérilleros ayant vaincu par la force la dictature ennemi , le nom d'Ernesto Ché Guévara résonnait pour lui comme un sauveur , certes un sauveur guerrier dont les mains ont souvent été recouvertes de sang mais qu'importe ...il fallait à tout prix se révolter contre les lois absurdes qui allaient être promulguées .




Rien qu'à l'idée de voir des enfants , des vieillards trimer pour favoriser la production des ressources naturelles au profit de Célestin et de ses tristes sbires , Lucas avait des envies de vengeances terribles .
Le hasard fera bien les choses car quelques jours plus tard , son père l'emmena à la rencontre d'un comité de résistance à l'ennemi .Dans une pièce sombre une centaine d'individus s'étaient réunis , Raoulo le chef prit la parole dans un silence digne des grands soirs et leur dit :

-Mes frères , mes amis , voilà que la colère et le désarroi nous rongent une fois de plus , ce vieux chenapan de Célestin désire ruiner nos vies par le travail pour son unique profit , je vous propose d'agir concrètement nous allons nous unir , nous armer , nous battre jusqu'au sang s'il le faut mais une chose est certaine mes amis ...justice sera faite !"



Dans la tête de Lucas , les idées tourbillonnaient et il se dit en lousdé que le grand jour allait bientôt venir ...

mardi 3 janvier 2017

La révolte des Pitypityens

Penché sur son livre ,Lucas étudiait sagement dans la cuisine de la maison ,autour de lui ses frères Victor et Pierre jouaient aux cow boys et aux indiens en courant dans tout les sens .


Lucas se demandait de quelle manière il allait pouvoir un jour faire cesser cette tyrannie qui oppressait de plus en plus les habitants de Pitypity ,le travail forcé pour les enfants et les vieillards pour produire encore plus de richesse le révoltait seulement voilà ...il n'avait que 12 ans et à cet âge là on ne peut en aucun cas envisager d'être le leader d'une révolution ! Baptiste travaillait dur pour amener un peu d'argent pour sa famille ,ses tableaux bien que magnifiques lui apportaient peu d'argent ..juste assez pour vivre mais pour les loisirs et la culture de ses enfants : Nada !




Célestin , de son coté brillait toujours faisant voir sur des affiches le représentant ou dans des spots publicitaires son sourire carnassier , il aimait à répéter qu'il était le premier homme politique à se vendre comme un produit .



-"les gens attendent des choses simples car ils le sont je me dois d'être à leur portée , j'en fais un devoir !" répétait il à longueur de journée dans ses discours . Une partie des habitants lui étaient hostiles mais hélas ils n'avaient pas la parole .Lors d'un récent conseil municipal , Baptiste prit la parole au nom d'une certaine opposition , quelques voix s'élevèrent avec lui mais...c'était hélas une minorité !!


la tension montait de jour en jour , Baptiste s'acharnait avec l'aide de quelques bonnes volontés à faire cesser ce carnage ...bientôt cette loi sur le travail forcé des enfants et des vieillards allait être appliquée et cela le mit un jour tellement en colère qu'il jeta une partie de ses toiles
-assez assez mais pour qui nous prend t il ???? j'en ai marre !! à quoi cela sert ???


Lucas arriva et trouva son père en pleurs , les mains dans les cheveux .Il lui demanda ce qu'il avait mais Baptiste ne parlait plus , il restait prostré la tête dans ses mains autour de lui dans l'atelier des toiles ébréchées étaient éparpillées ...devant ce spectacle désolant et ce renoncement ostentatoire pour son art ,Lucas se promit d'agir au plus vite ...
-il faut que cela cesse !!! se dit il .